Les attentats de Paris marquent un tournant. La menace prend aujourd'hui la forme de cellules organisées, mobiles, quasi indétectables, financées depuis l'étranger par un groupe sectaire doté d'une assise territoriale et de ressources importantes. Un groupe qui prospère grâce à la Realpolitik des grandes puissances, aux tensions qui minent nos sociétés, à l'ignorance et aux préjugés qui gagnent du terrain. Un groupe qui profite en outre de ces "zones grises" peu régulées, que sont la surveillance aux frontières, la finance, internet. La guerre qui est nous imposée est "totale" en ce qu'elle nous oblige à diversifier les niveaux de réponses, tout en mobilisant le corps social.